Glossaire
Matrikine
Les matrikines sont des fragments peptidiques issus de la protéolyse de la matrice extracellulaire, qui agissent comme signaux à part entière. Définition.
Une matrikine est un fragment peptidique libéré par protéolyse partielle d’une protéine de la matrice extracellulaire et qui agit ensuite comme molécule de signalisation à part entière. Le concept, formalisé par Maquart et ses collaborateurs dans les années 1990, veut que la dégradation de la matrice ne soit pas seulement destructrice : les fragments portent de l’information, et des sites bioactifs cryptiques enfouis dans la protéine intacte ne deviennent accessibles qu’après clivage.
Exemples et importance
Le GHK dérivé du collagène et le pentapeptide KTTKS issu du procollagène de type I sont les plus connus ; le VGVAPG dérivé de l’élastine agit via le complexe récepteur de l’élastine ; des fragments dérivés de la laminine et de la fibronectine sont étudiés dans des essais de migration et d’angiogenèse. Plusieurs fragments de type endostatine et tumstatine sont des matrikines au même sens et apparaissent dans la recherche sur l’angiogenèse.
Cette logique mécanistique est la raison directe de l’existence des peptides signal cosmétiques : appliquer une matrikine vise à présenter à la peau la signature chimique du renouvellement de la matrice et, selon l’hypothèse, à inciter les fibroblastes à la reconstruire. La Matrixyl est du KTTKS palmitoylé conçu selon ce raisonnement. Les données disponibles proviennent surtout de cultures de fibroblastes et de petites études cliniques, et le lien entre fragment et réponse doit être présenté comme une hypothèse en cours d’évaluation.
Termes et produits associés
tripeptide · angiogenèse · réparation tissulaire. Produits de référence : Matrixyl, Palmitoyl Tripeptide-1, peptides cosmétiques. Pour aller plus loin : peptides pour la recherche sur la peau.