Glossaire
Marquage à la biotine
La biotinylation dote un peptide d’une prise femtomolaire pour la capture par la streptavidine. Longueur d’espaceur, biotine endogène et limites d’élution.
Un marquage à la biotine est une molécule de biotine (vitamine B7) conjuguée à un peptide, normalement à l’extrémité N-terminale ou sur une chaîne latérale de lysine. Son intérêt réside dans l’interaction avec la streptavidine : une constante de dissociation de l’ordre du femtomolaire, l’une des liaisons non covalentes les plus fortes en biologie, stable face aux détergents, aux fortes concentrations salines et aux dénaturants modérés.
Utilisation et contraintes
Les peptides biotinylés sont l’outil standard pour les pull-downs et l’identification de cibles sur billes magnétiques de streptavidine, pour l’immobilisation sur plaques ELISA et puces SPR revêtues de streptavidine, et pour la détection amplifiée où un conjugué streptavidine-HRP remplace un anticorps secondaire marqué.
Trois contraintes pratiques reviennent. D’abord, la longueur de l’espaceur : la queue d’acide valérique de la biotine est courte et la poche de liaison profonde, si bien qu’un lieur d’acide aminohexanoïque ou de PEG est normalement inséré pour garder le peptide accessible. Ensuite, la biotine endogène : des tissus comme le foie, le rein et le cerveau contiennent assez de biotine libre pour entrer en compétition, ce qui impose une étape de blocage avidine/biotine. Enfin, l’élution : l’interaction est si forte que récupérer des complexes intacts exige généralement une ébullition dans le SDS, un excès de biotine libre sur une longue incubation, ou un lieur clivable prévu dès la conception.
Termes et matériels associés
marquage FAM/FITC · radiomarquage I-125 · pureté. Matériel de référence : peptides marqués, anticorps marqués. Pour aller plus loin : guide des peptides marqués.